Une explosion des coûts qui aurait pu être évitée

Ottawa, le 24 février 2021 – La porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Approvisionnement et de Services publics, Julie Vignola a réagi aujourd’hui à la publication du directeur parlementaire du budget (DPB) au sujet de l’achat de navires de combat.

Sans grande surprise que ce dernier a noté une explosion des coûts de quelque 300 % depuis 2008. C’est en fait la suite logique des conclusions de son rapport de 2019 dans lequel le DPB annonçait une haute de 11 % des coûts.

« Non seulement la situation aurait pu être évitée tout simplement en demandant l’aide du chantier québécois Davie, mais en plus on prévoit encore une possibilité de dépassements de coûts minimaux de 4,8 G$ si le contrat prenait 2 ans de retard. C’est bien parti pour qu’il y ait encore des retards, en tout cas! C’est ni plus ni moins qu’un gouffre financier. Je me questionne sur les méthodes de planification et de contrôle des dépenses. Il y a très certainement des pistes de solutions et des alternatives avantageuses, tant pour le ministère de la Défense que pour les contribuables », a réagi la députée de Beauport–Limoilou.

Rappelons que le chantier maritime Davie représente plus de la moitié de la capacité de production des navires au Canada. Le Bloc Québécois dénonce ce gaspillage éhonté alors qu’on demande aux citoyens et aux entreprises de patienter pour de l’aide.

« Le gouvernement préfère payer ses navires trois fois plus cher plutôt que de confier la construction navale au Québec. La situation a assez duré. On a l’expertise, l’expérience et l’espace physique au Québec : il est grand temps que le fédéral accorde des contrats au chantier Davie plutôt que de continuer à jeter notre argent par les fenêtres », a conclu Mme Vignola.