Protection de la gestion de l’offre : le Parlement doit respecter ses engagements en Estrie, Lanaudière et Chaudière-Appalaches

Louiseville, le 3 mars 2021 – Le député du Bloc Québécois, Yves Perron, porte-parole en matière d’Agriculture, d’Agroalimentaire et de gestion de l’offre, et Simon-Pierre Savard-Tremblay, porte-parole en Commerce international, étaient accompagnés de plusieurs de leurs collègues bloquistes, de même que par une dizaine de producteurs sous gestion de l’offre des régions de l’Estrie, de Lanaudière et de Chaudière-Appalaches, pour demander au gouvernement, ainsi qu’à l’ensemble des députés des autres partis d’opposition, de tenir l’engagement moral qu’ils ont pris quant à la protection du système de gestion de l’offre et au règlement du dossier des compensations promises aux producteurs et aux transformateurs, très durement touchés par les trois derniers accords de libre-échange signés par le Canada.

Pour le Québec, les pertes permanentes des producteurs et des transformateurs se chiffrent à au moins un demi-milliard de dollars par année. « Uniquement pour les régions administratives de l’Estrie, de Lanaudière et de Chaudière-Appalaches, la gestion de l’offre représente 2148 fermes. Par ailleurs, uniquement pour la filière laitière, 30 établissements de transformations sont établis dans ces régions et les deux secteurs (production et transformation laitière), génèrent près de 20 000 emplois directs. Les gens ne se rendent pas toujours compte de l’importance de l’agriculture dans l’économie locale, mais c’est des retombées d’environ 1,3 milliard $ par année au PIB québécois », a mentionné Yves Perron.
« Le gouvernement a carrément mis notre modèle agricole sur la table en échange de compensations, et tarde en plus à les donner. C’est complètement inacceptable! », déplore Simon-Pierre Savard-Tremblay. Les différents secteurs perdent énormément du fait que le Canada a ainsi sacrifié la gestion de l’offre dans l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et surtout, dans l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM). Tout cela, malgré plusieurs votes unanimes en Chambre pour la protéger.

C’est pourquoi le Bloc Québécois a déposé en février 2020, le projet de loi C-216 qui inclut la protection de la gestion de l’offre dans les responsabilités du ministre des Affaires étrangères.
« Le gouvernement ne pourra donc plus marchander notre souveraineté agricole! », renchérit le porte-parole du Bloc Québécois.

Les producteurs et les transformateurs de nos régions ont besoin des compensations. « Mais il est clair, selon Simon-Pierre Savard-Tremblay, qu’aucun dédommagement ne pourra combler les dommages qu’ont causés les brèches que les gouvernements successifs ont acceptées dans le système de gestion de l’offre. C’est pourquoi il faut s’assurer de préserver ce qu’il reste de notre modèle agricole en le protégeant par force de loi ».

Le Bloc Québécois et plusieurs acteurs du monde agricole se sont unis, au cours des derniers mois, pour demander simplement au gouvernement de cesser de vendre à rabais notre souveraineté alimentaire dans des accords internationaux en appuyant le projet de loi C-216, et d’officialiser leur promesse de compensations pour que les producteurs et les transformateurs puissent mieux prévoir leurs pertes et se réorganiser », a conclu Yves Perron.

Des représentantes et des représentants des productions sous gestion de l’offre et des transformateurs, accompagnés de députés du Bloc Québécois, ont d’ailleurs fait front commun afin de demander l’adoption du projet de loi dans une vidéo publiée pour l’occasion.

Lien vidéo : https://youtu.be/m72PFAfD170

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