Cet été, la Côte-Nord passe en zone bleue!

Baie-Comeau, le 10 juillet 2021 – À l’occasion de la tournée estivale Cet été, le Québec passe en zone bleue, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, et la députée de Manicouagan, Marilène Gill, ont sillonné la Côte-Nord du 5 au 8 juillet.

Baie-Comeau, Pessamit, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre, Natashquan, La Tabatière (Gros-Mécatina) Blanc-Sablon, Chute-aux-Outardes et Kegaska ont été les grandes étapes de ce séjour qui a donné l’occasion aux deux élus bloquistes de s’émerveiller des paysages et des gens de ce « pays majestueux dans le pays majestueux », en plus de rencontrer partout des citoyens, des élus locaux, des intervenants sociaux, des chefs innus et des entrepreneurs pour parler des enjeux qui comptent, sur le terrain.

En entrevue, Marilène Gill se disait heureuse de parcourir avec son chef le territoire nord-côtier:

« Le territoire est important pour comprendre les Nord-Côtiers. On a la mer, on a toutes les questions de transports, la route… Pour comprendre les gens, il faut aller sur le territoire, il faut parler aux gens. Et je suis très fière de pouvoir de sillonner la circonscription avec mon chef. Parce que ça a toujours été un credo pour moi: les gens ont le droit d’avoir accès à leurs élus ».

Premières nations

En cette année où les révélations concernant les pensionnats autochtones partout à travers le Canada marquent nos consciences, les rencontres avec les chefs des communautés innues de la région ont revêtu une importance – et une gravité – particulière.

Sur le sujet, les conversations franches avec ces leaders, porteurs des mémoires meurtries des leurs, n’ont pu que renforcer la volonté du Bloc Québécois de les appuyer dans leurs démarches. En entrevue, le chef du Bloc Québécois a été clair sur le sujet:

« Le gouvernement du Canada doit payer, mais il revient aux Innus de décider, et d’être maîtres d’œuvre des fouilles sur le site de l’ancien pensionnat de Mani-utenam si telle est leur volonté. Au-delà des excuses, il faudra surtout des gestes qui ne sont pas du cosmétique de la part des autorités gouvernementales et religieuses ».

Cet esprit de respect et de coopération, il doit aussi s’inscrire dans l’avenir. Après avoir abordé notamment la formation de la main d’oeuvre autochtone avec le chef du Conseil des Innus de Pessamit, Jean-Marie Vollant, et les redevances sur les ressources de leur territoire avec le chef d’Uashat-Mak-Mani-utenam, Mike McKenzie, le chef du Bloc en ressort avec la conviction que quand on se parle dans le respect que commande une relation de nation à nation, on ne peut que finir par s’entendre.

Transport

Dans une région périphérique comme la Basse-Côte-Nord, la question du transport et du désenclavement est cruciale, tant pour les individus que pour les entreprises. Un sujet notamment abordé avec le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, et son collègue de Port-Cartier, Alain Thibault.

Pour le transport aérien, tous s’entendent pour dire que les actions du gouvernement fédéral ont contribué à rendre les liaisons plus rares et les billets plus chers, ce qui porte préjudice à la population locale. Le chef Yves-François Blanchet a réitéré son engagement à se soutenir encore nos régions afin qu’elles soient mieux desservies.

« Le transport sur la Côte-Nord, ça passe aussi par les quais – délaissés par le fédéral dont s’est pourtant la responsabilité – et par la voie terrestre. Si le prolongement de la route 138 jusqu’à Blanc-Sablon est déjà annoncé, il faudra s’assurer que les sommes annoncées par le fédéral deviennent réalité, compte tenu de l’importante du projet longtemps demandé par la communauté. Dans l’intervalle, d’autres moyens doivent être déployés alors que l’approvisionnement inquiète et que le tourisme prend de l’expansion », a déclaré M. Blanchet.

Développement agricole

« Des serres pour développer l’autosuffisance en légumes chez les communautés isolées aux installations et pour exploiter tout le potentiel de la camerise, de la chikouté  et d’autres fruits nordiques, le secteur agricole de la région est dans une phase de développement sans précédent, et les entreprises et coopératives de production locales doivent pouvoir compter sur des élus fédéraux qui s’assurent que les mesures de soutien appropriées seront au rendez-vous », a ajouté Marilène Gill.

« Il ne faudrait pas non plus oublier le créneau d’avenir que représentent les biocarburants, une source d’énergie beaucoup moins polluante que le pétrole de l’Ouest canadien, mais dans laquelle le gouvernement semble toujours réticent à investir, alors que son développement serait nettement bénéfique pour la région en plus de contribuer à la lutte aux changements climatiques. À cet effet, Port-Cartier fait figure de leader », a poursuivi le chef bloquiste.

Tourisme

« Une pénurie de main d’oeuvre dans un domaine a beau être un « beau problème » puisque cela signifie que le domaine en question se porte bien, il n’en demeure pas moins que c’est un problème quand même, et qu’il faut le régler si on veut que le dynamisme perdure », a déclaré Mme Gill.

C’est le cas pour Tourisme Côte-Nord, qui a vu une explosion des visiteurs dans la région depuis deux ans, et dont le secteur touristique doit composer avec une pénurie de main-d’oeuvre, accentuée par les difficultés en immigration de plusieurs employés potentiels. Là aussi, le Bloc a un rôle à jouer en faisant alléger les contraintes à l’accueil d’immigrants et de travailleurs étrangers en région, et le chef Yves-François Blanchet et la députée Marilène Gill en ont pris bonne note!