Un remède de cheval contre le copinage libéral

Trois-Rivières, le 23 août – Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, a détaillé le plan du parti pour mettre fin aux dérives éthiques, aux conflits d’intérêts et aux apparences de copinage qui ont marqué le gouvernement de Justin Trudeau et dont l’impact se fait ressentir jusque dans les institutions fédérales.

« Les problèmes d’éthique de Justin Trudeau révèlent que l’État doit être outillé pour faire face aux dérives de ses dirigeants. Les Québécois voient bien qu’il y a un problème lorsque Justin Trudeau est blâmé deux fois par le commissaire à l’éthique, sans subir de conséquences. Ils voient clair dans le jeu des libéraux lorsqu’ils octroient des contrats sans appel d’offres à des proches, par exemple dans l’affaire We Charity. Les Québécois en ont assez de voir le Parti libéral vendre l’accès à ses ministres lors de soirées mondaines à 1 500 $ l’entrée afin de remplir ses coffres. Et les Québécois perdent confiance en la justice lorsque les juges sont nommés en fonction du montant qu’ ils ont donné au parti au pouvoir. Le Bloc propose donc un remède de cheval contre le copinage, marque de commerce du Parti libéral, pour rétablir l’éthique à Ottawa », a déclaré M. Blanchet.

Le Bloc Québécois propose quatre mesures afin d’endiguer les situations de conflits d’intérêts et de manquements à l’éthique, en plus de rendre ces dérives passibles de punitions appropriées. Le Bloc compte :

 

  1. Donner des dents au commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique selon sa propre recommandation lui permettant d’imposer des amendes atteignant jusqu’à 10 000 $; d’augmenter cette somme lorsque son analyse fait état de facteurs aggravants, par exemple la récidive; d’exiger des remboursements, de suspendre des privilèges parlementaires, en collaboration avec les autres institutions du Parlement, et d’étendre la portée des règles à la famille immédiate des élus;
  2. Créer un Commissariat à l’intégrité de l’État afin de protéger les lanceurs d’alerte et mettre au jour les actes répréhensibles, par exemple en cas de dénonciation par un employé de l’octroi d’un contrat public sans appel d’offres à un proche d’un membre du conseil des ministres, de pressions politiques indues ou de gaspillage;
  3. Rétablir le financement public des partis politiques afin d’éliminer le financement sous forme de vente d’accès privilégié aux décideurs;
  4. Mettre fin à la nomination partisane des juges avec la création d’un comité chargé d’instaurer un nouveau processus impartial réduisant le pouvoir discrétionnaire du gouvernement.

« Aujourd’hui, le commissaire à l’éthique n’a pas le pouvoir de punir Justin Trudeau pour ses manquements. Les lanceurs d’alerte, au fédéral, sont moins bien protégés au Canada qu’au Pakistan ou aux îles Caïmans, un paradis fiscal notoire. Les partis politiques se financent dans les tours de l’élite financière torontoise, dans les congrès de l’industrie pétrolière et sur les parvis d’églises. Et les candidats à la magistrature sont favorisés s’ils ont été généreux avec le Parti libéral. Ça fait l’affaire de Justin Trudeau, mais pas des Québécois. Le Bloc agira pour que ça change », a conclu M. Blanchet.

FICHE TECHNIQUE: RÉTABLIR L’INTÉGRITÉ DE L’ÉTAT

FICHE TECHNIQUE: PROPOSITIONS EN MATIÈRE D’ÉTHIQUE