La liberté d’expression, une valeur fondamentale pour le Bloc Québécois

Ottawa, 7 septembre 2021 – De passage à l’Université d’Ottawa, Yves-François Blanchet, chef du Bloc Québécois, a réitéré l’engagement formel du parti à défendre la liberté d’expression, l’une des valeurs fondamentales de la nation québécoise, qui est remise en question dans le climat politique actuel.

« J’aime les livres, symbole ultime de l’âme humaine à travers le temps. Celle-ci a eu des périodes sombres. On ne les fait pas disparaître en les niant. On ne lutte pas contre le racisme en effaçant son histoire. C’est la façon la moins courageuse de le faire. Dans un contexte politique où au Canada, on brûle des livres, le Bloc Québécois juge obligatoire de prendre position à la défense de la liberté d’expression dans le cadre de ces élections », a déclaré M. Blanchet.

« Le Bloc Québécois condamne sans réserve les propos haineux, la diffamation, l’incitation à la violence et toutes autres formes de discours y étant rattachés, qui sont déjà interdits dans le Code criminel. En revanche, le Bloc Québécois s’oppose vigoureusement à la censure. Le Bloc Québécois défendra toujours la liberté d’expression, tout en étant fier de promouvoir le respect, l’écoute, l’empathie, le civisme et l’intelligence dans l’usage de celle-ci », a poursuivi M. Blanchet.

Le chef du Bloc Québécois a réagi à la montée de la censure au Canada le jour même où Radio-Canada révélait qu’une commission scolaire ontarienne avait jeté, détruit, enterré et brûlé 5 000 ouvrages dans un geste visant la réconciliation avec les Autochtones.

La présence du chef du Bloc Québécois à l’Université d’Ottawa rappelait les débats qui ont eu lieu entre ses murs sur la liberté d’expression. L’an dernier, une enseignante, Verushka Lieutenant-Duval, a été condamnée et relevée de ses fonctions par l’institution après avoir utilisé un mot blessant dans un contexte académique.

« Verushka Lieutenant-Duval a payé un lourd prix dans une tourmente qu’elle n’a pas méritée. Malgré elle, elle a défini une ligne de fracture qui s’est empirée depuis entre la vision québécoise et la vision canadienne. On demande aux enseignants d’escamoter le savoir qu’ils sont là pour comprendre et enseigner. Le Bloc Québécois s’inscrit en faux contre cette pratique et préconise le courage par la connaissance, qui passe par la liberté d’enseignement et de recherche. Il passe par l’exposition à ce qui a été, ce qui n’est plus ou ce qui ne doit plus être », a poursuivi M. Blanchet.

L’Université d’Ottawa a également fait parler d’elle cette année alors qu’un autre professeur, Amir Attaran, a qualifié le Québec de « raciste », le comparant à un « Alabama du Nord », et le gouvernement du Québec de « suprémaciste blanc », injure qu’il a étendue au Bloc Québécois le 3 septembre, au lendemain Face-à-Face TVA.

« Le Bloc Québécois dénonce fermement les propos de M. Attaran et demande aux autres chefs de partis de les dénoncer tout aussi vertement puisqu’ils sont inacceptables. Le Bloc Québécois condamne ces expressions claires et nettes de « Québec bashing » et cette promotion de préjugés grossiers à l’endroit des Québécois. Mais le Bloc Québécois ne demande pas le congédiement de M. Attaran pour avoir fait l’étalage de son ignorance crasse sur les réseaux sociaux. C’est aussi ça, la liberté d’expression », a conclu Yves-François Blanchet.