Yves-François Blanchet exhorte l’Italie à renoncer à l’extradition de Carles Puigdemont

 Montréal, le 24 septembre 2021 – Réagissant à l’arrestation injustifiée de l’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont survenue en Italie hier, le chef Yves-François Blanchet s’attend à ce que la justice italienne reconnaisse rapidement que cette inculpation n’est fondée sur aucun motif de droit et renonce à extrader M. Puigdemont en Espagne.

Arrêté à son arrivée à Alghero en Sardaigne où il devait assister à un festival culturel, l’eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan Carles Puigdemont a passé la nuit de jeudi à vendredi en prison. Il a été libéré vendredi et autorisé à quitter l’Italie en attendant que la Cour d’appel de Sassari décide si elle l’extrade ou non en Espagne, où il est toujours poursuivi pour son rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne de l’automne 2017. Il pourrait s’écouler plusieurs semaines avant que la Cour italienne détermine si elle remettra l’ex-président catalan à la justice espagnole ou si elle lui rendra sa liberté, comme l’a fait précédemment la Belgique.

Le chef du Bloc Québécois, qui a rencontré le président en exil à quelques reprises, réitère sa vive déception face à la politique espagnole de répression du droit à l’autodétermination dont jouit, comme toute nation, le peuple catalan.

« Répression violente d’une vote légitime; arrestation et emprisonnement de dirigeants indépendantistes; poursuite acharnée des meneurs en exil; intimidation persistante : l’Espagne est indigne de siéger parmi les démocraties modernes dont l’Europe est fondatrice », a dénoncé le chef du Bloc Québécois.

Monsieur Blanchet s’inquiète aussi du fait qu’une procédure en cours afin que le président Puigdemont puisse effectuer la visite au Québec à laquelle le chef bloquiste l’avait convié, se soit soldée par un échec tout juste deux jours après l’élection fédérale de lundi. « Je maintiens bien en vigueur l’invitation au président Puigdemont. Je dénonce que le Canada se fasse complice d’un régime espagnol redevenu répressif comme on l’a tristement connu au 20e siècle. J’offre à nouveau au président en exil tout mon soutien dans les batailles juridiques, politiques et personnelles qu’il doit mener au nom de ses valeurs, de ses principes et appuyé par un courage que j’admire profondément. Monsieur Puigdemont reçoit aussi toute ma sincère amitié », a conclu Yves-François Blanchet.