Conflit en Éthiopie : Justin Trudeau doit être plus ferme

Ottawa, le 18 novembre 2021 – Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, le porte-parole du parti en matière d’Affaires étrangères et de Développement international, Stéphane Bergeron, et le porte-parole en matière de Droits de la personne, Alexis Brunelle-Duceppe, pressent le gouvernement Trudeau d’user de tous les outils diplomatiques à sa disposition afin d’inciter le gouvernement fédéral éthiopien à mettre fin au blocus humanitaire qu’il impose sur la région du Tigré. « Alors que des crimes contre l’humanité sont commis impunément au Tigré selon l’ONU, le gouvernement éthiopien prive des millions de personnes menacées de famine de toute aide humanitaire, notamment celle acheminée par le Canada. Justin Trudeau doit exiger dès maintenant la levée du blocus imposé aux civils tigréens », a affirmé Yves-François Blanchet. Le nord de l’Éthiopie, le Tigré, est le théâtre d’un conflit sanglant faisant rage depuis maintenant plus d’un an. On estime que plus de 90 % de la population tigréenne est au bord de la famine et que 80 % des médicaments essentiels ne sont pas disponibles alors que l’Éthiopie est accusée d’empêcher délibérément l’aide humanitaire destinée au Tigré d’atteindre la région. L’Éthiopie est l’un des plus importants bénéficiaires de l’aide internationale du Canada, ayant reçu près de deux milliards de dollars entre 2010 et 2019, ce qui laisse croire au Bloc Québécois que le Canada dispose de leviers envers le pays africain. « Plusieurs options sont sur la table pour le gouvernement. Qu’il soit question de sanctions diplomatiques ou économiques envers le régime éthiopien et ses dirigeants, l’important est d’agir, car il est tout simplement inconcevable que le Canada continue d’envoyer des sommes importantes en aide internationale dans ce pays, et ce, sans demander le moindre compte, alors qu’on sait que cet argent ne se rend pas aux populations tigréennes qui sont littéralement affamées », a ajouté Stéphane Bergeron. « Il s’agit de l’une sinon de la pire famine de la dernière décennie. Sans oublier les différentes violations des droits de l’homme et abus ayant lieu depuis le début du conflit, c’est maintenant la vie de millions de personnes qui est sur la ligne au moment où l’on se parle. Le Canada doit cesser de se draper dans la vertu et les phrases creuses. Chaque jour, ce sont des enfants supplémentaires qui souffrent », a conclu Alexis Brunelle-Duceppe.