OGM et édition génomique: Le Bloc Québécois joint sa voix à celle des organisations bioalimentaires

Louiseville, le 27 juin 2022– Le Bloc Québécois estime que Santé Canada fait fausse route dans les orientations rendues publiques en mai dernier quant au côté volontaire de la déclaration des produits issus de l’édition génomique. Le Bloc joint sa voix à L’Union des producteurs agricoles, au Conseil de la transformation alimentaire du Québec, à la filière biologique du Québec ainsi qu’au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants, qui ont publié le 22 juin dernier, une déclaration commune demandant une transparence obligatoire.

Le porte-parole en Agriculture, Agroalimentaire et Gestion de l’offre, Yves Perron explique :
« Nous ne sommes pas opposés aux technologies qui permettent l’innovation et l’efficacité, mais lorsqu’une décision de ce genre est mise de l’avant, il faut considérer l’ensemble des secteurs potentiellement touchés. Les gens du Bio sont particulièrement inquiets de ne pas être en mesure d’assurer la traçabilité et ainsi ne plus pouvoir certifier leur production », affirme Yves Perron.

Le député de Berthier-Maskinongé insiste sur l’information et la transparence : « Il est question, pour les producteurs, de pouvoir assurer la traçabilité des intrants, être en mesure de certifier leur provenance et, pour le consommateur, de savoir ce qu’il achète. Les gens sont en droit de savoir ce qu’ils consomment. »

Le député bloquiste considère la demande du milieu très raisonnable : « On arrive avec une demande, mais aussi avec des solutions. Le gouvernement devrait rapidement acquiescer à cette demande et former le groupe de travail demandé par les gens de l’industrie. »

Yves Perron rappelle aussi que le renouvellement du financement de la norme biologique devrait être assumé financièrement par le gouvernement fédéral et non par les producteurs. « Au moment où l’on étudie la possibilité de rémunérer les bons gestes environnementaux, il est plutôt ironique de cesser de financer la norme biologique », conclut le porte-parole en matière d’Agriculture, Agroalimentaire et Gestion de l’offre.