Déclin du français : Une motion historique du Bloc Québécois adoptée au Comité des langues officielles

Ottawa, le 25 novembre 2020 – Pour la première fois depuis la Loi sur les langues officielles, il y a 51 ans, le gouvernement canadien va étudier le déclin du français au Québec et l’impact de la politique linguistique fédérale sur la loi 101.

La motion du député de La Pointe-de-l’Île et porte-parole en matière de Langues officielles, Mario Beaulieu, a finalement été adoptée hier à l’unanimité par le Comité permanent des langues officielles. Elle prescrit notamment que « le Comité entreprenne une étude sur les mesures que le gouvernement du Canada peut prendre, tel qu’énoncé dans le discours du Trône, pour assumer sa responsabilité de protéger et de promouvoir le français non seulement à l’extérieur du Québec, mais également au Québec ».

Cette étude vise à établir « un portrait objectif et détaillé de la situation du français et de l’anglais au Québec, ainsi que des communautés francophones et acadiennes, à partir des principaux indicateurs linguistiques, notamment le français en tant que langue maternelle, principale langue parlée à la maison, les substitutions linguistiques, la principale langue de travail, etc. ».

« Depuis 51 ans, Ottawa a ignoré les francophones au Québec en appuyant le démantèlement de la loi 101 et en favorisant l’anglicisation du Québec. Il est plus que temps de faire un réel débat public et surtout, de passer à l’action le plus rapidement possible », a déclaré Mario Beaulieu, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Langues officielles.