Bilan de la COP28 à Dubaï : Un jalon important, mais encore beaucoup de travail

Ottawa, le 14 décembre 2023 – De retour de Dubaï où elle participait à la COP28 en tant que déléguée, la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Changements climatiques, Kristina Michaud, se réjouit que la déclaration finale de la conférence climatique mondiale mentionne une « transition hors des énergies fossiles », un jalon important dans la lutte aux changements climatiques. Elle souligne toutefois que si l’on reconnait finalement le problème, il faut s’y attaquer avec vigueur, ce que le Canada refuse toujours de faire.

« La clef de victoire d’une lutte aux changements climatiques réussie, c’est la transition énergétique, hors des énergies fossiles. Que la déclaration finale de la COP28 mentionne cette évidence est une avancée qui sera toutefois mesurée au sérieux qu’on lui accorde. Ainsi, même si Ottawa semble vouloir restreindre les émissions polluantes de l’industrie gazière et pétrolière et, de ce fait, reconnait la nécessité d’agir, son plan demeure irresponsable. Le plafonnement des émissions ne s’applique qu’à compter de 2030. Il sera donc sans effet sur l’atteinte des cibles en vertu de l’Accord de Paris. Or, si d’ici là, le monde ne réduit pas les émissions de 45%, le réchauffement climatique atteindra des seuils qui auront des effets irréversibles. Il faut contraindre davantage les entreprises pétrolières et gazières pour qu’elles réduisent significativement leur niveau de pollution par le carbone. Sinon, on fonce tout droit vers l’échec », explique Kristina Michaud.

« Le Canada demeure le quatrième producteur de pétrole mondial. Il est au cœur du problème et continue à verser chaque année aux pétrolières canadiennes des milliards d’argent public. S’il est cohérent vis-à-vis son engagement, qu’il mette fin aux subventions de plus de 50 milliards au pétrole et au gaz et qu’il agisse réellement afin de sortir des énergies fossiles plutôt que de s’y conforter à coups de milliards. Le temps n’est plus aux belles paroles, mais bien au courage face à la crise climatique », conclut la députée Michaud.