Plafonnement du nombre d’étudiants étrangers par le fédéral : À Québec de décider!

Ottawa, le 17 janvier 2024 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Immigration, Alexis Brunelle-Duceppe, s’insurge contre la volonté du fédéral de ne pas respecter les champs de compétences du Québec alors qu’il tente une fois de plus de s’ingérer dans le dossier de l’éducation. En effet, on apprenait hier que le ministre de l’Immigration, Marc Miller, songe à limiter le nombre d’étudiants internationaux que le Québec peut recevoir, tout en continuant à augmenter les seuils d’immigration irresponsables du Canada.

La situation fait l’objet d’un consensus à l’Assemblée nationale, où tous s’entendent pour dire que ce n’est pas au fédéral de décider du nombre d’étudiants internationaux dans les établissements d’enseignement québécois. Le député rappelle que si Ottawa veut agir concrètement, il doit plutôt revoir à la baisse ses cibles d’immigration décriées de toute part.

« Le fédéral se trompe carrément de cible. En raison de son fiasco en immigration, il souhaite maintenant restreindre la capacité des universités québécoises à accueillir des étudiants étrangers et on sait ce qui va arriver : ce sont les étudiants francophones, en région,  qui en subiront le plus les impacts. Ce n’est pas vrai que nos institutions d’enseignement francophones vont encore une fois payer le prix de la mauvaise gestion du fédéral. Si le ministre veut réellement agir, qu’il revoie en profondeur sa politique d’immigration afin de diminuer les seuils actuels qui continueront à augmenter en 2024, malgré les avertissements des grandes banques et de ses propres fonctionnaires qu’il s’entête à ignorer. D’ici là, qu’il laisse Québec décider, seul », a souligné Alexis Brunelle-Duceppe.

Le député bloquiste rappelle que le fiasco du fédéral en matière d’immigration et de permis d’étude ne date pas d’hier. À cet effet, il évoque la grande proportion d’étudiants étrangers francophones qui se voient refuser leur permis d’études par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

« En 2021, l’Université du Québec à Trois-Rivières a recensé un taux de refus de visa étudiant de 79%; l’Université du Québec à Chicoutimi, de 58% et le Cégep de Saint-Félicien, 56%. En comparaison, l’Université McGill, une institution anglophone, recensait un taux de refus de 9% au cours de la même période. Parmi les motifs évoqués, l’IRCC cite l’incapacité financière et persiste à affirmer ne pas être convaincue que les demandeurs quitteront le Canada à la fin de leurs études. Pourtant, plusieurs d’entre eux reçoivent des bourses ou des exemptions de scolarité, de même qu’un soutien financier de leur famille. C’est un non-sens, qui n’a toujours pas été réglé d’ailleurs et qui démontre l’incapacité du fédéral à répondre adéquatement aux besoins en immigration francophone », conclut M. Brunelle-Duceppe.