Corridor du TGV Alto et risques d’expropriations à Mirabel : Le Bloc Québécois exige de réelles consultations

Mirabel, le 2 février 2026 – Le député de Mirabel, Jean-Denis Garon, et le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Transport, d’Infrastructures et de Collectivités, Xavier Barsalou-Duval, réclament la tenue de réelles consultations publiques dans le cadre du projet de TGV, impliquant la population, les agriculteurs et les élus municipaux. Les élus bloquistes exigent que le gouvernement libéral renonce à supprimer des dispositions de la Loi sur l’expropriation par le biais du projet de loi C-15 de mise en œuvre du budget. Ils dénoncent une approche fédérale inappropriée qui ravive un traumatisme toujours bien présent à Mirabel.

Le 14 janvier dernier, les médias révélaient le corridor du projet de train à grande vitesse Alto prévoyant une bande de 10 kilomètres le long des autoroutes 15 et 50, ouvrant la porte à l’achat forcé ou à l’expropriation de terres agricoles. Quelques jours plus tard, Alto organisait des consultations expéditives dans plusieurs villes, sans tenir une seule rencontre à Mirabel, pourtant directement touchée.

« Les citoyens découvrent le corridor proposé au moment même où on leur demande de réagir, sans information complète et sans délai raisonnable pour en analyser les impacts. Ni la Ville de Mirabel, ni les élus municipaux, ni les producteurs agricoles n’ont été adéquatement consultés. Les rencontres organisées par Alto relèvent davantage d’une opération de séduction avec kiosques d’information que d’un véritable exercice démocratique. Elles ne comportaient aucune assemblée formelle, aucun procès-verbal, aucun rapport public permettant de consigner et d’analyser les préoccupations citoyennes », affirme Jean-Denis Garon.

Avec leur projet de loi C-15, présentement à l’étude au Comité permanent des finances, les libéraux veulent supprimer des dispositions essentielles de la Loi sur l’expropriation et s’accorder des pouvoirs d’expropriation extraordinaires. Le Bloc Québécois s’y opposera, notamment parce que C-15 :

  • Enlève aux citoyens le droit fondamental de s’opposer à une expropriation dans les 30 jours suivant un avis d’intention;
  • Élimine l’obligation pour le ministre d’ordonner la tenue d’une audience publique lorsque des préoccupations citoyennes sont soulevées;
  • Permet au fédéral d’imposer unilatéralement le prix d’achat de terres agricoles;
  • Autorise l’avis d’expropriation par simple courriel.

« Nous sommes en faveur du projet de TGV, discuté depuis déjà 10 ans. Mais l’empressement du gouvernement ne justifie pas de procéder de la sorte. Les protections inscrites dans la Loi sur l’expropriation ont été adoptées précisément pour que les abus du passé ne se reproduisent jamais. Les supprimer aujourd’hui, c’est effacer des leçons durement apprises. Nous ne laisserons pas le gouvernement libéral imposer un projet, au détriment des droits, de la démocratie locale et de la mémoire collective des Québécois, » a déclaré Xavier Barsalou-Duval.

« À Mirabel, l’expropriation constitue un traumatisme collectif profond, hérité des expropriations massives et sauvages des années 1970. Des familles ont été déracinées, des terres agricoles perdues, et une région entière marquée pour toujours. Faire comme si cette mémoire n’existait pas, et imposer à nouveau un projet de cette ampleur sans dialogue réel est irresponsable et profondément irrespectueux. Je serai en première ligne pour bloquer ces dispositions et défendre les citoyens et citoyennes de Mirabel », conclut Jean-Denis Garon.

Au Bloc Québécois, on travaille sans relâche afin d’atteindre notre objectif : un nouveau pays qui soit celui de notre nation française, accueillante, plus écologique, défendant l’égalité dans la diversité, donc l’État de droit et laïque.

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