Coupes budgétaires fédérales de 130 millions : Il faut investir dans la sécurité des prisons et non en faire des passoires
Ottawa, le 24 février 2026 – La porte-parole du Bloc Québécois en matière de Sécurité publique, Claude DeBellefeuille, joint sa voix à celle des représentants du Syndicat des agents correctionnels du Canada pour dénoncer les compressions budgétaires de 130 millions de dollars sur trois ans annoncées par le gouvernement fédéral. Au Québec, ce sont dix pénitenciers fédéraux qui subiront les impacts de ces mesures, dont notamment des suppressions de postes. Le Bloc Québécois réclame du gouvernement qu’il recule, qu’il maintienne les effectifs et investisse plutôt dans la sécurisation des établissements.
« À l’heure où les délinquants criminels font appel à la technologie pour déjouer les systèmes de surveillance et où ce sont maintenant des drones qui livrent les colis suspects, le gouvernement fédéral veut couper dans la sécurité et réduire les effectifs, alors que c’est justement le contraire qu’il devrait faire. Les agents doivent être suffisamment nombreux et correctement outillés pour intercepter les drones », signale Claude DeBellefeuille.
La porte-parole bloquiste en matière de Sécurité publique a d’ailleurs entrepris une tournée des pénitenciers du Québec, laquelle lui a permis de prendre la mesure des conditions de travail difficiles auxquelles sont confrontés les agents correctionnels des pénitenciers fédéraux.
« Les économies ne doivent pas se faire sur le dos de la sécurité des agents et de la population. Plutôt que d’envisager des coupures, le gouvernement doit investir dans la sécurisation des établissements, l’amélioration des technologies de repérage des drones et de leurs pilotes, et surtout s’assurer de maintenir des effectifs suffisants. Chaque patrouille qui est retirée réduit la sécurité à l’intérieur d’un pénitencier. L’heure est donc davantage aux investissements qu’au sous-financement et j’invite le gouvernement et Service correctionnel Canada à revoir leur décision de couper des postes de surveillance des « colis volants » et de patrouilleurs », conclut la députée DeBellefeuille.