Yves-François Blanchet rencontre le Président William Lai
Montréal, le 10 septembre 2026 – À l’invitation du ministère des affaires étrangères de Taïwan, le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, s’est rendu à Taipei pour une série de rencontres portant sur l’économie, l’énergie et la sécurité en compagnie des députés Alexis-Brunelle-Duceppe, porte-parole en matière d’Affaires étrangères, de Développement et de Coopération internationale et de Droits de la personne, Christine Normandin, leader parlementaire du parti et porte-parole en matière de Défense nationale, Patrick Bonin, porte-parole d’Environnement et de Changements climatiques et Sébastien Lemire, porte-parole Agriculture, Agroalimentaire et de Gestion de l’offre.
Le moment fort de la mission a été une rencontre d’abord devant les médias, puis davantage en privé, entre les deux leaders et leurs équipes rapprochées ce mardi 8 septembre en après-midi. La rencontre de plus d’une heure avec le chef de l’État taïwanais et chef des armées a porté sur plusieurs sujets : les rapprochements économiques entre le Québec et Taïwan, les droits de la personne, les manœuvres d’intimidation, la diplomatie agressive et la menace militaire que la Chine continentale fait peser sur le pays, et le désir d’échanges technologiques et culturels accrus entre les deux nations.
« Comme j’ai pu l’exprimer au président Lai dans mes remarques d’ouverture, le Bloc Québécois demeure la voix des peuples qui subissent, sous différente formes, la répression nationale et transnationale de la Chine communiste, tant les Ouïghours que les Tibétains, les gens de Hong Kong et bien sûr de Taïwan. Toutefois, la principale forme de collaboration qui puisse soutenir Taïwan, ce sont les rapprochements économiques, scientifiques et en matière d’énergie propre », a relaté Yves-François Blanchet. Pour ce faire, le chef du Bloc Québécois se dit confiant que l’entente-cadre en matière de commerce convenue en 2025 entre les deux pays et dont la signature par le Canada est en attente sera sous peu paraphée et mise en œuvre.
« Taïwan est exclu des grands forums internationaux parce que la Chine continentale exerce de vives pressions. Pourtant, leur voix doit être entendue tant à l’Organisation mondiale de la Santé qu’à l’Organisation de l’aviation civile internationale, basée à Montréal. De même, tant que la participation souhaitée de Taïwan au Partenariat transpacifique se heurtera à des obstacles, celui-ci demeurera un outil économique incomplet », a dénoncé Alexis Brunelle-Duceppe.
Dans la foulée de rencontres avec des ministres taïwanais et de visites d’installations à portée militaires, notamment l’île de Kinmen située à deux kilomètres de la Chine continentale, Christine Normandin a souligné la sagesse de la politique taïwanaise en matière de sécurité : « Taïwan ne souhaite rien de plus que le statu quo. C’est la Chine qui tente invariablement de perturber ce statu quo, et c’est pourquoi Taïwan recherche la stabilité et le statu quo dans la région ainsi que dans le détroit de Taïwan. Elle évite toute provocation envers le belliqueux géant chinois, mais, à la fois, elle fait preuve de la lucidité et de la sagesse nécessaires pour renforcer de façon soutenue sa capacité défensive face à la menace du régime de Beijing. »
Le chef du Bloc Québécois a tenu à saluer la collaboration et l’amitié qui se développe autour de la reconnaissance mutuelle du droit à l’autodétermination des peuples, celui de Taïwan comme celui du Québec, et à remercier le gouvernement de Taïwan pour l’invitation et l’organisation de cette mission que le président Lai a qualifiée d’historique, puisqu’il s’agit de la première délégation exclusive du Bloc Québécois en sol taïwanais.