Chute de la part francophone au Fonds pour les nouvelles locales indépendantes : Une menace à la survie de l’information régionale francophone

Ottawa, le 14 avril 2026 – Le porte-parole du Bloc Québécois en matière de Patrimoine, Martin Champoux, aux côtés de Sébastien Lemire, député d’Abitibi—Témiscamingue, et d’Alexis Deschênes, député de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine—Listuguj, dénonce l’impact de l’admissibilité des stations du groupe Corus au Fonds pour les nouvelles locales indépendantes (FNLI) qui réduit significativement la part de financement attribuée aux médias francophones. Estimant que cette chute des revenus constitue une menace grave à l’accès à une information locale et régionale de qualité, en français, les députés bloquistes somment Ottawa d’intervenir.

Créé en 2016, le FNLI vise à soutenir la pérennité des nouvelles locales face à la baisse des revenus publicitaires engendrée par l’arrivée des GAFAM. « Le Fonds est une source de financement vitale pour les stations de télévision traditionnelles privées qui offrent des nouvelles et de l’information qui reflètent la réalité locale. À l’heure actuelle, 19 stations de télé appartenant à neuf différents groupes de propriété indépendants reçoivent du financement du Fonds. Or, voilà que le CRTC a autorisé, en juin 2025, l’admissibilité au Fonds de 15 stations anglophones du groupe Corus en justifiant sa décision par le fait que la loi oblige désormais les entreprises numériques à contribuer au système de radiodiffusion, notamment au FNLI. Mais les GAFAM refusent de faire leur juste part pour soutenir nos médias d’information. Les sommes disponibles sont donc nettement insuffisantes pour l’ensemble des bénéficiaires du FNLI avec, pour conséquence, une réduction catastrophique de la part de financement disponible pour les médias francophones. Notre demande à Ottawa est donc claire : il faut renflouer temporairement le Fonds pour les nouvelles locales indépendantes pour permettre à nos médias de survivre, tant que les GAFAM ne contribueront pas au système de radiodiffusion canadien qu’elles vampirisent sans scrupule », avise Martin Champoux.

« En 2023‑2024, les deux seuls groupes francophones admissibles au FNLI, RNC Média et Télé Inter‑Rives, ont reçu environ 26 % du financement total. Avec l’arrivée de Corus, ces groupes francophones n’ont reçu qu’environ 14 % du Fonds pour 2024‑2025, soit 8,1 M$ sur 58 M$. À l’inverse, près de 86 % du Fonds appuierait des services de langue anglaise, principalement en raison du poids des stations Global de Corus. Une répartition qui est manifestement inéquitable et qui suscite de vives inquiétudes pour la survie de nos médias francophones », dénonce Sébastien Lemire.

« C’est la mission même de nos médias régionaux francophones d’assurer une information régionale et nationale vitale à la santé de nos démocraties, mais cette mission est mise en péril par ces pertes de revenus. S’il faut bonifier temporairement le FNLI, nous réitérons aussi la nécessité d’élargir le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique aux radios et télés, comme l’a fait Québec au dernier budget. Ottawa ne doit pas se faire complice du démantèlement d’une industrie médiatique francophone. Le Bloc y veillera », conclut Alexis Deschênes.

Au Bloc Québécois, on travaille sans relâche afin d’atteindre notre objectif : un nouveau pays qui soit celui de notre nation française, accueillante, plus écologique, défendant l’égalité dans la diversité, donc l’État de droit et laïque.

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