Travail forcé et travail des enfants : Le Bloc presse le gouvernement d’agir

Ottawa, le 22 avril 2026 – Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, aux côtés des porte-paroles en matière de Droits internationaux de la personne et de Commerce international, Alexis Brunelle-Duceppe et Simon-Pierre Savard-Tremblay, ainsi que la vice-présidente du Congrès mondial ouïghour, Zumretay Arkin, de la directrice exécutive de du Congrès mondial ouïghour, Rushan Abbas, et du directeur exécutif du Projet de défense des droits des Ouïghours, Mehmet Tohti a réitéré en point de presse, l’urgence d’agir pour bloquer au Canada l’arrivage de marchandises produites en ayant recours au travail forcé ou celui des enfants. Considérant la gravité de l’enjeu en cause, M. Blanchet invite le gouvernement libéral à s’approprier le projet de loi C-251 porté par le député bloquiste Simon-Pierre Savard-Tremblay lors de la dernière session parlementaire afin qu’il soit adopté le plus tôt possible.

« Il est intolérable qu’en 2026, ces pratiques odieuses que sont les camps de travail où des humains en exploitent d’autres à des fins mercantiles, aient toujours cours, et plus révoltant encore, que des enfants soient soumis à cet esclavagisme moderne. Café, cacao, fruits de mer, huile de palme et canne à sucre sont parmi les produits qui sont toujours importés au Canada et qui sont susceptibles d’être liés au travail des enfants. Nous nous devons de travailler ensemble afin de définitivement barrer la porte aux fournisseurs et pays exploitant d’autres êtres humains ou s’adonnant à la traite de personnes, comme en sont notamment victimes les peuples ouïghour et tibétain. Nous proposons que le gouvernement Carney fasse sien notre projet de loi déposé en octobre 2025 afin qu’il puisse être adopté le plus rapidement possible », soutient Yves-François Blanchet.

Le projet bloquiste colmate les brèches existantes à la chaîne d’approvisionnement canadienne en dressant une liste de pays, régions ou entreprises susceptibles de recourir au travail forcé ou au travail des enfants, et de retenir leurs marchandises, jusqu’à preuve du contraire. Si une marchandise provenait d’un endroit figurant sur la liste, son entrée au Canada serait systématiquement rejetée par des agents douaniers, refus qui pourrait être annulé seulement si l’importateur arrivait à démontrer que des suivis ont été faits pour s’assurer qu’aucun travail forcé ou d’enfants n’ait eu lieu.

« Le Canada ne peut pas continuer à se présenter comme un leader en matière de droits de la personne tout en permettant à des biens liés au travail forcé d’entrer sur son marché. La simple existence du projet de loi C-251 — qui transférerait la charge de la preuve aux importateurs et renforcerait l’application de la loi — met en évidence une réalité claire : le système actuel est défaillant. Ottawa dispose depuis des années des moyens d’agir, pourtant l’application demeure faible et incohérente, laissant les victimes du travail forcé payer le prix de l’inaction politique », mentionne Zumretay Arkin.

« À l’heure actuelle, le Parti communiste chinois met en œuvre un système de travail forcé imposé par l’État dans la région ouïghoure, impliquant plus de 17 secteurs d’activité, dont celui des véhicules électriques. Ma sœur, Dr Gulshan Abbas, emprisonnée par le PCC depuis près de huit ans en représailles à mon engagement, a peut-être été contrainte de fabriquer des produits qui intègrent les chaînes d’approvisionnement canadiennes. Le Canada a été l’un des premiers pays à reconnaître le génocide des Ouïghours et à offrir refuge aux Ouïghours fuyant les persécutions. Aujourd’hui, il doit continuer à s’opposer fermement au travail forcé des Ouïghours, à protéger des personnes comme ma sœur et à veiller à ce que ses principes se reflètent dans ses actions », précise Rushan Abbas.

« Le gouvernement libéral de Mark Carney s’est engagé, lors du dernier budget, à passer aux actes pour assainir les chaînes d’approvisionnement canadiennes de tout résultat du travail forcé. Or, rien n’a été fait et le Canada continue d’être à la traîne dans la lutte à l’esclavagisme moderne. Plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, ont adopté des lois pour limiter les risques de travail forcé dans leur chaîne d’approvisionnement. Il est de notre devoir d’agir pour éviter d’entretenir de quelque façon que ce soit cet engrenage, et prendre les moyens de freiner ce système odieux. Notre projet de loi propose une mesure efficace, qui peut être mise en œuvre rapidement. Le travail forcé et le travail des enfants sont des atrocités, et au-delà de toute partisanerie, il est prioritaire d’y mettre fin. C’est une question d’humanité », conclut le chef du Bloc Québécois.

Au Bloc Québécois, on travaille sans relâche afin d’atteindre notre objectif : un nouveau pays qui soit celui de notre nation française, accueillante, plus écologique, défendant l’égalité dans la diversité, donc l’État de droit et laïque.

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