Le Bloc Québécois dénonce des coupes à Parcs Canada
Carleton-sur-Mer, le 23 octobre 2026 – Le député de Gaspésie—Les Îles-de-la-Madeleine—Listuguj, Alexis Deschêsne, et le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement, Patrick Bonin, ont dénoncé vendredi le vœu d’Ottawa de procéder à des coupes majeures au sein de Parcs Canada. 2917 postes sont visés, soit plus de 60 % des effectifs. Ces coupes auront un impact majeur pour l’administration des parcs, l’accès et la protection de la nature, dans plusieurs régions du Québec.
« Seulement au Parc de Forillon, une majorité des employés ont reçu une lettre les avisant que leurs services « pourraient ne plus être requis », après que le PDG Andrew Cambell ait envoyé mardi un courriel pour aviser les 4773 employés que 2917 étaient à risque de voir leur poste aboli, car ils seraient jugés n’être plus « nécessaire ». C’est cruel et incompréhensible. On parle d’emplois de qualité qui font vivre nos régions et assurent un accès à la nature aux Québécois. Alors que les libéraux tentent de promouvoir les parcs gérés par Ottawa d’une main, ils sortent la hache de l’autre! Une telle décision aura des impacts en Gaspésie, sur la Côte-Nord, en Mauricie, dans Charlevoix et bien d’autres régions au Québec. Le Bloc Québécois est aux côtés de toutes celles et ceux qui perdront leur emploi dans une situation économique déjà bien difficile et pour lesquels nous comptons nous battre », a dénoncé Alexis Deschêsne.
Au Québec, Parcs Canada gère plusieurs parcs nationaux, de même que plusieurs sites historiques comme les Plaines d’Abraham. Depuis longtemps, le Bloc Québécois réclame que ces sites soient transférés au gouvernement du Québec, avec le financement adéquat.
« C’est là près de 3000 employés qui vivent aujourd’hui dans une incertitude inacceptable. Le gouvernement Carney a fait ses choix : un pipeline de 43 milliards avant les employés de Parcs Canada, avant la protection de la nature et avant l’accès et l’entretien de nos parcs. Cette annonce intervient alors que se tient présentement la Conférence de l’ONU (COP) sur la biodiversité, un signe clair du peu de cas que font les libéraux de la protection de la nature et de la recherche que gèrent et mènent les employés de Parcs Canada. Nous dénonçons vivement ces coupes et la méthode employée par Parcs Canada : Ottawa doit reculer, respecter nos régions et assurer l’accès à la nature et sa protection pour nos communautés et pour les générations futures », a conclu Patrick Bonin.